L’homéopathie est une technique thérapeutique utilisée depuis plusieurs siècles permettant de mobiliser les mécanismes d’auto -guérison du corps. Les substances diluées et dynamisées perdent toute toxicité et agissent ainsi de façon énergétique sur l’entier de la personne. Les traitements sont individualisés et exempt de risques pour les enfants et les nourrissons.
Le terme « homéopathie » vient de l’assemblage des mots grecques :
homoios : semblable pathos : douleur Ce qui donne : Semblable à la douleur
Bien que les principes de l’homéopathie furent pressentis à l’époque antique, son fondateur, Christian Frédéric Samuel Hahnemann, édicta sa théorie à la fin du XVIIIème siècle. Il vu le jour le 10 avril 1755 à Meissen en Allemagne.
En 1776, l’homéopathie prend corps lorsque Hahnemann publie le résultat de ses recherches sous le titre de : « Essai sur un nouveau principe pour démontrer la valeur curative des substances médicinales ». Il édicte les principes fondamentaux de sa doctrine :
« Le plus grand nombre de médicaments produisent un double effet : un effet direct et un effet secondaire, opposé au premier ».
Il pense que l’effet direct est toujours palliatif et ne dure pas tandis que l’effet secondaire (réactionnel de l’organisme) perdure. Il s’exprime en ces termes :
« Pour découvrir les véritables propriétés médicinales d’une substance dans les affections chroniques,on doit porter son attention sur la maladie artificielle particulière qu’elle provoque ordinairement dans l’organisme, afin de l’adapter à un état pathologique très analogue qu’il importe d’écarter ».
« Pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue ».
C’est ainsi que le principe de l’homéopathie fût énoncé :
« Similia similibus curantur » , les semblables guérissent les semblables.
Hahnemannavait réussi à décrypter les mécanismes des maladies et la manière de rétablir la santé de l’homme. Il avait compris que les symptômes que ressentait un patient n’étaient en fait que l’expression de la force vitale tentant de rétablir l’homéostasie du corps et de l’esprit. Il basait sa prescription après avoir écouté le malade et modalisé les symptômes spécifiques.
- individualiser le traitement
- modaliser et valoriser les symptômes importants du malade
- choisir un remède unique selon la similitude des symptômes
- donner un remède à la bonne dynamisation
De nos jours, la France, la Belgique et l’Inde semblent être les pays où l’homéopathie connait une grande expansion.L’utilisation de cette méthode est reconnue dans huitante pays.
Plusieurs pays pauvres utilisent l’homéopathie car ils ne peuvent payer le coût exorbitant des médicaments allopathiques. En font partie le Pakistan, le Bangladesh qui compte 16'000 homéopathes diplômés, le Sri Lanka et bien d’autres.
Plusieurs projets existent pour développer plus encore l’homéopathie en Afrique et en Asie.
La Suisse
Les scientifiques de notre époque ne reconnaissent pas la capacité des remèdes homéopathiques d’agir sur le corps humain, car avec d’aussi grandes dilutions, il ne subsiste plus aucune molécule de la substance de base à partir de la 12 CH car le nombre d’Avogadro est dépassé. Pour se représenter ce chiffre, une goutte dans le lac Léman donne une dilution de 10 CH. Comme le principe de l’homéopathie ne réside pas dans la quantité moléculaire de substance active contenue dans le produit, il est normal que cette méthode échappe à leur entendement.
En Suisse, les thérapies naturelles furent introduites dans l’assurance de base en 1998 par Ruth Dreifuss. Pascal Couchepin les retira le 30 juin 2005 sous prétexte de rationnaliser les coûts de l’assurance de base alors que ces thérapies ne représentaient que 0,16 % du coût total de cette assurance. Actuellement, 269 médecins homéopathes officient en Suisse. Quand aux praticiens de santé , ils n’ont à l'heure actuelle aucun statut fédéral. Il n’existe que des autorisations cantonales de pratiquer et seulement dans certains cantons.